Incendie dans la toundra (cliché J. Guiot)

La toundra est un type de végétation caractéristique des milieux circumpolaires que l’on trouve, dans l’hémisphère nord, en Islande, en Russie, en Scandinavie, Alaska, au Canada. Elle est bordée au sud par la forêt boréale (appelée taiga en Russie), une forêt composée de conifères et décidus résistants au froid, et au nord par les calottes de glace comme celle du Groenland.

Végétation de toundra (cliché J. Guiot)

Le climat est évidemment très froid avec des mois d’été en dessous de 10°C, des mois d’hivers pouvant descendre à moins de -30°C et des vents violents. Les précipitations sont en général faibles (moins de 250 millimètres par an). Selon la quantité d’eau présente, on distingue la toundra sèche, la toundra humide ou tourbeuse. Le froid et le vent maintiennent les ligneux à la taille de petits arbustes. Les saules et les bouleaux qu’on trouve sous la forme d’arbres dans la forêt boréale un peu plus au sud sont réduits dans la toundra à des nains. Les plantes herbacées sont essentiellement des carex et des graminées. On y trouve également des mousses et des lichens, des bruyères et toutes sortes d’arbustes à baies comme les airelles. Les sols sont gelés en profondeur toute l’année. On appelle ce type de sols des pergélisols (permafrosts en anglais). Dès qu’il fait sec, cette végétation est propice aux incendies de forêt souvent allumés par des orages. La toundra se distingue de la steppe qui est également un biome herbacée mais situé à des latitudes plus basses. Les types de plantes qu’ont trouve dans ces deux biomes sont différents. Même si les hivers dans les steppes d’Asie Centrale peuvent être aussi froids que dans la toundra, les jours d’hiver y sont plus longs et les étés y sont beaucoup plus chauds. La biomasse disponible en toundra est suffisante pour nourrir de nombreux gros mammifères, comme les caribous et les orignaux (les rennes et les élans en Europe). On trouvera dans les steppes des bisons et d’autres animaux plus petits. La toundra souffre moins du manque d’eau en été que la steppe continentale.

Les scientifiques s’intéressent beaucoup aux régions arctiques, car il s’y produit des changements énormes depuis quelques dizaines d’années. Le réchauffement y est beaucoup plus fort qu’ailleurs. Les études scientifiques y sont à la fois plus faciles et plus difficiles que dans les régions situées plus au sud. Plus difficiles car ces zones ne sont pas facilement accessibles et les conditions de vie sont souvent extrêmes. Plus faciles parce que l’homme y est peu présent et les scientifiques peuvent encore y trouver de vastes zones naturelles ou quasi-naturelles. Les impacts du changement climatique y sont à la fois de grande amplitude et peu masqués par les activités humaines.