Les facteurs des changements environnementaux en Méditerranée, observés et prédits en 2020 par Medecc (2)

Les facteurs climatiques

  • Quand le globe se réchauffe de 1°C par rapport à l’ère pré-industrielle, le Bassin Méditerranéen (terres+mer) se réchauffe de 1,5°C, en dépassant largement les 2°C en été
  • Le réchauffement pourrait prendre une coup additionnel entre 0.5 et 6.5°C d’ici à 2100 selon le scénario de lutte contre le changement climatique (atténuation); seule la limite inférieure est compatible avec l’Accord de Paris de 2015.
  • La surface de la mer deviendra elle aussi plus chaude de 1 à 4°C selon le scénario
  • Cela implique des vagues de chaleurs terrestres et marines plus intenses, plus longues et plus fréquentes; la canicule de 2003 deviendra la norme!
  • Les pluies estivales vont devenir plus rares: -10 à -30% selon les endroits, avec un risque de désertification accrue et de manque d’eau.
  • Les autres saisons pourront connaitre de plus en plus de fortes pluies et donc d’inondations
  • Le niveau de la mer augmente de plus en plus vite comme les océans du globe: 6 cm depuis 20 ans
  • Et ça va continuer: de 40 à 100 cm d’ici 2100 selon le scénario d’atténuation, et peut-être même largement plus qu’un mètre
  • A cause de l’absorption du CO2 par la mer, l’eau s’acidifie mettant une pression supplémentaire sur la biodiversité

Les facteurs non climatiques

Les facteurs non climatiques sont divers et amplifient souvent les effets des facteurs climatiques

  • On constate un urbanisation galopante, la pression du tourisme, la dégradation des sols, la surpêche, l’intensification de l’agriculture.
  • La pollution de l’air (soufre, oxydes d’azote, ozone, particules …) augmente principalement ) cause du transport terrestre et l’activité maritime; les fortes températures accroissent les effets de cette pollution sur la santé.
  • La pollution de la mer se caractérise par les rejets agricoles, industriels et ménagers, dont les plastiques; cela se traduit par des pullulations de méduses, de mucilage et efflorescences algales
  • Les espèces non indigènes marines (poissons tropicaux, algues, …) viennent du Canal de Suez, des bateaux, de Gibraltar, de l’aquaculture intensive
  • Les espèces non indigènes terrestres (plantes et animaux exotiques, les espèces nuisibles pour l’agriculture …) deviennent de plus en plus envahissantes