Diminuer les émissions et séquestrer le carbone en Méditerranée, Medecc (8)

La situation énergétique en Méditerranée

  • Les émissions de gaz à effet de serre dans le bassin méditerranéen représentent 6% des émissions globales, correspondant à une proportion équivalente de la population globale.
  • Le mix énergétique du bassin Méditerranéen est composé de 76% d’énergie fossile.
  • Le nord du bassin va voir sa demande énergétique diminuer de 10 à 23% en 2040 selon le scénario de transition, essentiellement à cause d’une diminution de sa population, de sa désindustrialisation, mais aussi de l’augmentation de son efficacité énergétique.
  • Le sud et l’est du bassin verront sa demande augmenter de 55 à 118% en 2040 pour les raisons opposées, à savoir son accroissement démographique, son développement économique et son retard dans la mise en place de sa transition énergétique.
  • Le secteur énergétique du sud et de l’est reste encore fortement désorganisé et manque d’intégration.

L’atténuation du changement climatique

  • Comme ailleurs dans le monde, il est urgent de diminuer radicalement la consommation générale d’énergie et radicalement la part du fossile dans le mix énergétique; l’efficacité énergétique doit être améliorée fortement.
  • Le bassin Méditerranéen a un potentiel énorme d’énergie renouvelable, en particulier le sud et l’est, et il doit accélérer sa transition pour satisfaire l’Accord de Paris; la part du renouvelable devrait atteindre 13 à 27% en 2040
  • Le marché de l’énergie du sud et de l’est devrait être plus intégré avec une meilleure coopération entre les pays
  • Il ne sera pas suffisant de diminuer les émissions pour que la Méditerranée se conforme à l’Accord de Paris; il faudra mettre en place des mesures de séquestration du carbone.
  • Les solutions basées sur la nature sont à privilégier; les plus efficaces sont offertes par les zones humides, les forêts et surtout les sols à la condition de mettre en place des pratiques agroécologiques et sylvicoles appropriées.