Belgique, Wallonie, province du Luxembourg, le Tombeau du Géant au milieu d’une bouche de la Semois. (David Briard Photography)


Le biome « forêt tempérée » n’est pas forcément couvert de forêt partout. L’homme est passé par là et depuis le Néolithique, il déboise pour développer ses cultures et son élevage. Depuis les temps historiques, il déboise également pour construire ses villes qui deviennent dans certaines zones des mégapoles. Dans forêt tempérée le mot clé est tempéré. Un climat tempéré est un climat où les températures ne sont pas extrêmes. D’un point de vue géographique, il concerne les vastes régions entre les tropiques (23° de latitude) et les cercles polaires (66° de latitude). En réalité, de nombreuses régions subissent un climat assez rude, par exemple les régions éloignées des océans qui sont caractérisés par des hivers froids et dont le climat est appelé continental (l’Europe centrale et la Russie par exemple). Alors que les zones continentales sont couvertes de forêts de conifères (pin, sapin, épicéa …), les zones océaniques sont dominées par les espèces décidues, c’est à dire celles qui perdent leurs feuilles en hiver (chêne, hêtre …). Il existe des variétés de végétation tempérée chaude, comme dans la région méditerranéenne européenne, et des variétés tempérées froides, comme en Angleterre, le nord de la France ou l’Allemagne, des régions où il fait bon vivre quand il ne pleut pas (!).

Le gradient climatique entre tempéré froid et tempéré chaud entraîne des migrations de population (appelée touristes) du nord vers le sud dont l’objectif est la recharge des accus pour le long hiver qui suivra leur migration inverse. Ces migrations, si elles contribuent au développement économique du sud, permettent également de contribuer au réchauffement climatique par rejet de gaz à effet de serre. Par sa contribution à l’augmentation de l’effet de serre, la circulation automobile atténue la circulation atmosphérique, apportant ainsi un peu plus de précipitations sur l’Europe du nord et un peu plus de touristes en Europe du Sud (voir)! J’ai moi-même migré (définitivement) de mon Ardenne natale vers le sud de la France il y a un demi-siècle. En quelque sorte, j’ai eu droit à un avant goût du changement climatique.