En cette année 2032, j’ai décidé de visiter quelques biomes tropicaux en Côte d’Ivoire. Le biome de la forêt décidue tropicale occupe le tiers sud du pays. Il connaît des précipitations plus fortes, une humidité parfois proche des 100 % et une faible amplitude thermique (25°C durant l’hiver et 30°C durant l’été). Les saisons se découpent en 4 périodes, deux saisons sèches et deux saisons humides. La grande saison sèche dure de décembre à avril et la grande saison humide de mai à juillet. La petite saison sèche dure d’août à septembre et la petite saison humide d’octobre à novembre. Les précipitations peuvent atteindre 350 mm en juin, le mois le plus humide. La partie nord du pays est couverte de savanes, elles-mêmes décomposées en savane humide au sud et savane sèche au nord. Les précipitations sont inférieures à 1200 mm et ont une répartition très saisonnière.

Depuis la période coloniale (qui s’est terminée officiellement en 1960), l’homme a déboisé la moitié des forêts denses pour y planter du café, du cacao, du palmier à huile, des bananes et autres cultures vivrières destinées à l’exportation. La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao. Avec le réchauffement du climat et la demande de chocolat qui s’est fortement accrue partout dans le monde, sa production est devenue insuffisante pour satisfaire la demande et le prix de la précieuse baie s’est envolé. Le pays déboise également pour exporter du bois. On est arrivé actuellement à un stade de déforestation qui pose des problèmes importants, tant écologiques qu’économiques avec une diminution des revenus d’exportation. La petite note optimiste est que ce pays a décidé de développer une agriculture durable.
Pour protéger (partiellement) l’environnement, le gouvernement ivoirien a établi des aires protégées avec réintroduction d’animaux en voie de disparition. Le pays a réussi à faire face au braconnage des éléphants et au commerce illégal de l’ivoire.
La Côte d’Ivoire n’a pas échappé à la traite des esclaves au 18e siècle qui a eu un impact négatif sur la démographie, mais actuellement sa population s’accroit fortement comme partout en Afrique. Sa bonne santé économique au 20e siècle a attiré de nombreux immigrants. Mais l’immigration est ancienne. Déjà au 11e siècle, des groupes ethniques sont arrivés au nord en provenance du Sahel au climat trop aride. Ces nombreux groupes ethniques se sont parfois entre-déchirés, en particulier au début du 21e siècle, quand la ressource agricole (terres arables) est devenue plus rare. Ces raisons économiques ont souvent amplifié les raisons religieuses ou politiques.